La disgrâce d’un homme de robe

Couverture du livre 'La disgrâce d'un homme de robe' par Michelle Pannetier Alabert, représentant des personnages en toges près d'un château médiéval.

Aix-en-Provence, fin du XVIe siècle.

Dans un monde où la naissance vaut davantage que le mérite, un père bourgeois croit offrir à son fils l’honneur et l’élévation en lui achetant une charge de maître des comptes à la Cour des comptes, aides et finances d’Aix-en-Provence.

Mais l’entrée dans la robe n’ouvre pas seulement les portes du pouvoir. Elle expose aussi à la haine.

Parvenu dans un univers fermé, âpre et jaloux de ses privilèges, le jeune magistrat découvre la violence feutrée d’un monde gouverné par les apparences, les alliances et le mépris des origines. Aux humiliations infligées par des magistrats issus de la noblesse s’ajoutent les blessures plus intimes : la trahison d’une femme frivole, les intrigues des puissants, et surtout l’effondrement d’une illusion plus terrible encore — celle de la justice. Car dans cette société de charges, de clientèles et de protections, le droit cède devant les amitiés des hauts placés.

Ce qui devait être une ascension devient une épreuve. Ce qui devait fonder une vie d’honneur se transforme en chute.

Avec La disgrâce d’un home de robe, Michelle Pannetier Alabert plonge le lecteur dans la Provence tourmentée de la fin du XVIe siècle et dresse le portrait saisissant d’un jeune homme brisé par un monde qui ne pardonne ni l’ambition des humbles ni la naïveté des justes. Un roman historique puissant sur la violence sociale, les illusions du mérite et l’implacable cruauté des hommes.