
Michelle Pannetier Alabert, née au Maroc et installée aujourd’hui en Provence, est une magistrate retraitée de la Chambre régionale des comptes.
Elle publie en 2014 son premier ouvrage, Maria entre Tlemcen et Entre Ríos, inspiré de l’itinéraire de sa trisaïeule entre l’Algérie et l’Argentine à la fin du XIXe siècle.
Avec Casablanca, ville nouvelle, elle retrace ensuite la part prise par son grand-père, maçon, à l’édification de la métropole marocaine entre 1912 et 1928. Elle prolonge cette quête de ses origines dans Une jeunesse dans le tumulte, consacré à ses parents au moment du débarquement américain de 1942 en Afrique du Nord. Traduit en anglais et en espagnol, ce livre est suivi de Un aller simple Casablanca-Poitiers, dans lequel elle évoque sa propre adolescence.
Délaissant ensuite l’histoire familiale, elle se tourne vers la période révolutionnaire avec une trilogie consacrée à Marjolaine de Mirabeau : un premier volume situé à Marseille en 1789, couronné par le prix « Coup de cœur » du Salon du livre de Ceyreste en 2019, un second en Pennsylvanie en 1793, puis un troisième où l’héroïne devient espionne de Napoléon dans le cadre des négociations autour de la vente de la Louisiane.
Cette trilogie a également été publiée en anglais.
Avec Charlotte au royaume de Moulay Ismaël, roman situé dans le Maroc du temps de Louis XIV, Michelle Pannetier Alabert aborde la question de l’esclavage des captifs chrétiens. L’ouvrage a également paru dans une version bilingue français-anglais.
Son dernier roman, La disgrâce d’un homme de robe, met en scène un roturier à qui son père achète une charge de maître des comptes à la Cour des comptes, aides et finances d’Aix-en-Provence, à la fin du XVIe siècle. Dans cet univers âpre et hostile, l’ascension sociale du jeune magistrat se heurte à une violence qui le marquera profondément. Ce roman a aussi été traduit en anglais.



